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Le village oublié de la fée de Noël


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C'était il y a fort longtemps, dans un village dont plus personne ne connaît l'adresse, excepté une grand-mère qui se souvient encore de ce village où elle vivait étant petite fille, ainsi que d'une drôle de dame qu’elle y avait rencontrée.

 

« Cette dame, raconte la grand-mère, avait des cheveux très longs et jaunes comme le miel et des yeux aussi bleus que la couleur du ciel quand il fait beau. Elle souriait beaucoup, comme si elle voulait se faire pardonner quelque chose, mais quoi, puisqu'elle n'avait jamais fait de mal à personne ? »

 

Un soir de Noël, alors que la neige tombait à gros flocons sur le village et que tout le monde préférait rester au chaud, la grand-mère raconte avoir vu, alors qu’elle s’était levée dans l’espoir de surprendre l’arrivée du Père-Noël par la fenêtre, la  drôle de dame marcher seule dans la neige.

Elle décida alors d’abandonner l’attente du Père-Noël et d’enfiler son manteau par-dessus son pyjama pour la suivre discrètement.

 

Malgré la neige, la nuit était très claire. Les étoiles brillaient comme des millions de diamants, mais le froid glaçait la terre.

Cependant le temps glacial de cette nuit n’effrayait en rien la fillette curieuse que la grand-mère était. Et elle resta bien décidée à découvrir où se rendait ainsi la mystérieuse dame.

 

Il était deux heures du matin, lorsque tout cela, la mena devant une maison à l'écart du village. Les volets mal attachés battaient contre le mur et  à  l'intérieur tout semblait endormi. Mais la drôle de dame y entra comme si elle connaissait ces lieux par cœur.

 

L’enfant resta alors debout dehors perchée sur une vieille luge en bois posée là. Ainsi, elle était à la bonne hauteur derrière la fenêtre aux volets battants, essayant d’observer les moindres faits et gestes de la dame dans la maison.

Elle la vit dans un grand salon où la cheminée laissait apercevoir un grand feu crépitant.

Et aujourd'hui, la grand-mère se souvient de son enfance et raconte encore et toujours : « Moi, j’avais si froid dehors, que j’aurais donné n’importe quoi pour me m’asseoir un moment au coin de la cheminée. Et c’est alors que je vis la drôle de dame s’approcher d’un grand coffre en bois orné de diamants. »

 

Elle dit qu’elle la vit  ensuite ouvrir le coffre, qu’une éblouissante lumière en est sortie et qu’un petit lutin vêtu d’un costume vert et rouge est alors venu se nicher au creux de la main de celle qui l’avait comme par magie, libéré de son coffre.

« Cela m’a tellement surprise, raconte encore la grand-mère, que j’ai glissé de la luge qui me servait d’escabeau ! Cela fit un tel vacarme que la drôle de dame et son lutin ne purent que l’entendre. Ils sont alors sortis de la maison tous les deux pour me demander ce que je faisais là.

Je n’ai su que répondre, mais qu’importe la drôle de dame aux longs cheveux très longs, couleur du miel et aux yeux de la couleur du ciel quand il fait beau, avec son doux sourire m’a dit d’entrer dans la maison. »

 

La grand-mère en racontant tout ceci, retrouve ses yeux de petite fille et reste un instant silencieuse pour sourire à ses petits - enfants qui l’écoutent attentivement narrer son histoire.

Son public s’impatiente alors : « Et ensuite grand-mère ? Qu’as-tu fait dans la maison ? »

« Et bien, dans la maison reprend la grand-mère… Dans la maison, je me suis assise près du feu pour me réchauffer. Le lutin m’a donné des biscuits, paraît-il venus du pays du Père-Noël. Puis la drôle de dame se présenta en fait comme la fée de Noël…

 

-       La fée de Noël ? Qu’est ce que c’est ? » L’interrompit son petit-fils intrigué.

Et la grand-mère répondit : « La fée de Noël c’est juste une drôle de dame comme elle. Une drôle de dame qui adoucit et rend tous les Noëls chaleureux grâce à la couleur du miel de ses cheveux et avec qui, même s’il neige, il fait tout de même beau grâce à la couleur de ses yeux.

Dans ce village où j’ai grandi, continue t-elle, tous les ans, chaque matin de Noël la neige cessait et le ciel redevenait clair et une douce et rassurante présence se faisait sentir. Pourtant la fée de Noël n’était pas visible, mais c’était comme si elle était là.

 

-       Pourquoi ton village n’existe plus aujourd’hui grand-mère ? Nous aussi on voudrait voir la fée de Noël ! » S’exclamèrent les enfants.

C’est alors, que la grand-mère poursuivit en racontant qu’un jour, en allant faire sa provision de biscuits au pays du Père-Noël, le lutin de la fée tomba amoureux d’une lutine du Père-Noël avec qui il se maria et le Père-Noël l’employa comme cuisinier pour confectionner ses biscuits.

 

Avec cette nouvelle vie de rêve, le lutin rouge et vert de la fée ne revint jamais auprès d’elle.

La fée n’en fut pas triste. Elle se dit que c’était la vie, que son lutin méritait bien le bonheur. Elle garda son sourire et se dit que toute seule à présent, elle n’avait plus rien à faire ici et décida de partir faire le tour du monde comme elle en avait toujours rêvé.

Mais avant cela, d’un claquement de doigts, elle décida d’effacer de la mémoire de tous les habitants du village toutes traces des Noëls passés en sa compagnie comme cela, pour que personne ne regretterait rien et personne ne ferait de Noël une fête triste.

Et pour cela, elle effaça tout simplement le village de ce monde, comme s’il n’avait jamais existé !

 

« En revanche, dit joyeusement la grand-mère, moi je m’en souviens encore car le soir où je suis rentrée dans la maison… Près du feu, le lutin m’a donné des biscuits et la fée m’a fait cadeau du don de ne jamais oublier l’esprit de Noël.

L’esprit de Noël, doux comme la couleur du miel et clair comme la couleur du ciel du quand il fait beau ».

 

 

 

 

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